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Le loup qui avait peur de tout (approche pédagogique)



LE LOUP QUI AVAIT PEUR DU TOUT (Ann Rocard)


Approche psycho-pédagogique.

N'hésitez pas à réagir !



carte du monde de Garou-Garou, réalisée par le CE1 de l'école de Mondoubleau.


La couverture :



Elle a évolué depuis la première parution en 1989 aux éditions Rouge et Or.
Le format (rectangulaire) est devenu plus carré aux éditions Nathan ; l’illustrateur n’est plus celui du début. Puis chez Nathan, la couverture cartonnée a été remplacée par une couverture souple, moins onéreuse. Pour cette dernière version, une nouvelle illustration de couverture a été réalisée par Christophe Merlin à la demande de l’éditeur.
La dernière couverture joue plus sur l’opposition noir/faible lumière en haut à droite.
Précédemment, le loup regardait vers la gauche, vers Noémie. Maintenant, il fixe le lecteur (ou futur lecteur) des yeux. Il a peur de tout… même de nous !

Sur cette dernière couverture : le loup se trouve en position de l’enfant effrayé, dans son lit sous sa couverture rouge (allusion au conte traditionnel du petit Chaperon rouge) avec présence de la lampe (réassurance plutôt légère dans le cas présent – symbole du jour) et du réveil (notion de temps).
La typo du titre est très intéressante : elle met l’accent sur les mots importants (loup – peur – tout) et sur la sonorité OU (GAROUOUOU GAROUOUOU en haut à droite / loup – tout) qui est le cri du loup (OUH), sonorité que l’on retrouvera dans le texte (« Méfiez-vous ! crie le hibou. C’est le plus féroce des loups »).


Parutions successives du "Loup qui avait peur de tout" :





première parution en 1989
aux éditions Rouge et Or
avec des illustrations de Philippe Matter
(avant les histoires de Mini-Loup)





nouvelle collection en 1996
aux éditions Nathan
avec des illustrations de Christophe Merlin



Un bémol : l’âge ciblé !!! Les éditeurs commettent souvent des erreurs en voulant à tout prix classer les histoires par niveaux d’âge. Dans le cas du « Loup qui avait peur de tout », cette histoire s’adresse bien (comme il est indiqué) aux enfants lecteurs de 6-8 ans (CP-CE1), mais plus largement aux enfants dès 3 ans quand on leur lit le texte.
J’avais d’ailleurs écrit cette histoire en 1988 pour mon dernier fils, Loys, quand il avait 2 ans et demi et qu’il avait peur du loup. J’avais tout essayé, comme pour ses 3 frères : la lampe de poche sous l’oreiller, la marionnette de loup enfermée dans un placard, la veilleuse, la formule magique, etc. Rien n’y faisait ! Quand je lui disais : « Tu peux monter dans ta chambre, j’arrive tout de suite », il me répondait : « Non, ze le sais, il est là-haut ! ». Cette histoire de Garou-Garou, écrite d’une seule traite, lui a permis de dominer cette peur-là. Pourtant, je ne l’avais pas écrite dans un but thérapeutique, bien que des pédopsychiatres m’aient déjà dit dans des salons du livre « J’utilise ce livre avec mes petits patients ».



nouvelle collection à couverture souple (2005)
aux éditions Nathan



Je fais une digression sur ma façon d’écrire :
Lorsque j’écris, je laisse filer les mots, un peu comme de l’écriture automatique, ce qui permet à des éléments profonds de remonter à la surface. Je ne commence pas un texte en décrétant : je vais aborder tel ou tel sujet. Dans le cas du « Loup qui avait peur de tout », c’était simplement une façon de répondre à mon petit garçon sous forme d’histoire (cela aurait pu être un jeu ou une chanson…)
Puis je relis mon texte ; ma formation et mon expérience de psychologue reprennent alors le dessus… et des tas de détails me sautent aux yeux.
Mais dans un premier temps, j’écris vraiment avec mes « tripes ». D’ailleurs, d’où viennent les contes traditionnels et les mythes ? Des « tripes » de ceux qui les ont inventés, oralisés et transmis (donc peu à peu modifiés par voie orale). D’où la profondeur des contenus.
Un jour, je me suis trouvée dans un débat devant 300 personnes. Débat est un bien grand mot car je n’ai pu placer que deux phrases. J’ai essayé entre autres d’aborder le point précédent… Un auteur connu m’a coupé la parole, assurant avec condescendance : « Ce n’est pas comme ça qu’on écrit. »
Quant au texte lui-même, il est lié à cette écriture automatique. Une sorte de mélodie, faite de rythme et de mots. Quelque chose de fluide où les ruptures correspondent au contenu de l’histoire. Sans doute parce que j’anime des ateliers de théâtre depuis très longtemps et j’aime dire mes histoires à voix haute (qu’il s’agisse de romans ou nouvelles pour adultes ou bien de textes pour enfants).


Le loup qui avait peur de tout :
Ouvrons le livre !


Une petite précision : quand vous lisez ce texte à voix haute à des enfants, prenez votre temps, mettez le « ton » et montrez au fur et à mesure les images. N’hésitez pas aussi à utiliser des gestes, des mimiques.

Première page qui est une page de droite.
Contrairement à l’illustration de couverture, Garou-Garou est un loup inquiétant, debout et bras croisés (position adulte) et il sort à moitié du cadre. C’est le loup qui fait peur, celui qu’on fuit.
À noter la taille de la typo : grosse, qui encourage le lecteur débutant ou peu sûr de lui (principe de la collection).



Première page. Début de l'histoire. Typo plus grosse



Première double page
Garou-Garou de la tête aux pieds. Il est énorme et fait peur. Il est vêtu comme un « monsieur » et marche vers la droite (vers le futur). Il s’agit là de l’image qu’il donne aux autres, comment il est perçu.
On peut mettre l’accent sur ce point : la perception de l’autre, de l’inconnu, de l’étranger, de celui qui est différent : est souvent négative quand on ne le connaît pas et qu’on le juge sur son aspect extérieur. « Méfiez-vous ! » dit le hibou : la différence fait peur.
Typo plus petite maintenant que le lecteur débutant a été mis en confiance.



Double page suivante. Typo taille normale



(Reportez-vous au livre pour certaines doubles pages).

Deuxième double page
Puis Garou-Garou disparaît vers le bas de la page. « Pourtant, l’énorme loup avait peur de tout… » Il ne paraît plus aussi énorme, et maintenant c’est lui qui a peur, malgré la petite lampe placée en haut à droite (côté futur – le jour du lendemain).

Troisième double page
Les images enserrent le texte (ce qui est le cas quand on a affaire à un lieu clos : la caverne de nuit, la forêt).
La lampe n’est plus là. C’est l’obscurité qui domine. Les ombres envahissent tout. Garou-Garou est caché dans son lit ; on n’aperçoit que ses pattes. Seuls sont visibles ses fantasmes, ses angoisses. Vraie représentation de la peur avec déformation et interprétation de la réalité ; ces ombres devenant autant de personnages ou animaux terrifiants et destructeurs.
« Des ogres affamés qui voulaient le dévorer… » : Ce passage renvoie à la peur primitive, la peur d’être dévoré, que je développe un peu plus loin.



Les ombres...



Quatrième double page
Le texte enserre beaucoup moins l’image. Garou-Garou est nettement plus visible, il « remonte » vers la droite, vers la lumière (qui est aussi un symbole de connaissance).
Le côté rationnel réapparaît. La lumière de la lampe éloigne les fantasmes, met un nom sur les fausses interprétations (nommer est déjà une façon d’appréhender) : « Les sorcières et les ogres redevenaient des arbres et des buissons ».
Garou-Garou se raisonne et parvient à verbaliser : « J’ai encore fait un cauchemar… Normal quand on a peur du noir ! ».
Cinquième double page
Garou-Garou est visible entièrement, mais dans une position animale, à quatre pattes.
Il y a deux sources lumineuses : la première réelle (la lampe située maintenant à gauche) et la seconde symbolique (la petite fenêtre qui donne sur l’obscurité relative de la forêt, mais aussi sur une interrogation : qui a frappé ? Quelqu’un dont la voix est très douce. Une note d’espoir !).
Sixième double page
Le lecteur est ici omniscient : il voit à la fois l’intérieur et l’extérieur de la caverne. D’un côté le gros loup (à l’abri dans la caverne, lieu protecteur) et de l’autre une petite fille (dans la forêt de nuit, lieu dangereux).
Celle qui frappe à la porte de Garou-Garou n’a aucun a priori contre lui ; elle ne l’a jamais vu. Il faut que leur rencontre ait lieu sans intervention du regard.
Clin d’œil lointain au conte traditionnel du petit Chaperon rouge, mais les rôles sont très différents.
Septième double page
On retrouve Garou-Garou comme sur la première page, debout à droite et sortant du cadre. Cette fois-ci, il se trouve dans l’obscurité ; Noémie ne peut pas le voir et le juger sur son aspect extérieur comme les animaux de la forêt en plein jour. On le sent en attente ; il n’a plus le visage du début.
C’est la première rencontre positive que fait Garou-Garou. « Pour la première fois de sa vie, il avait parlé à quelqu’un… et quelqu’un lui avait répondu… » « Pour la première fois de sa vie, il aimait le noir qui cachait ses oreilles velues et ses longues dents pointues. » Chaque événement peut avoir un aspect positif ; il faut savoir le découvrir.
Huitième double page
Les images enserrent encore le texte, mais grâce à la lumière des lampes (surtout le faisceau projeté sur Noémie endormie) et à la physionomie de Garou-Garou, plus aucune trace d’angoisse.
Pourtant, demain, il fera jour ! Noémie le verra et le jugera. Tant pis, Garou-Garou se fait une raison, il aura au moins vécu un moment heureux.

Neuvième double page
Double page très claire sur fond blanc.
On peut la comparer à l’illustration de la première version (éditions Rouge et Or). Dans le texte, Noémie aperçoit « une énorme forme noire, roulée en boule sur le tapis ». Là, l’illustration actuelle ne correspond pas à l’histoire (contrairement à la première version).
Garou-Garou doit être en position fœtale ; il ne veut pas que Noémie puisse le voir. Il a peur de ses réactions ; il lui propose même de s’en aller, « la porte n’est pas fermée à clef. »



Garou-Garou, roulé en boule sur le sol,
dans la première édition (Rouge et Or)



Dixième double page
Double page très claire. Le contenu de la caverne est comme évacué. Seuls comptent Noémie et le loup.
Au départ, roulé en boule, Garou-Garou n’est pas un animal effrayant. Noémie s’interroge quand même un peu sur ce qu’il est réellement.
Dans mes histoires, les sensations corporelles et les cinq sens ont toujours une part importante. Ici, l’échange entre Noémie et Garou-Garou se fait d’abord par l’audition (ils se parlent dans la caverne obscure – échange verbal), puis par le toucher (dixième double page : Noémie caresse la fourrure noire du loup), et enfin par la vue quand Garou-Garou va se redresser. C’est ce qui permet à Noémie d’accepter l’étranger, de ne pas le juger d’un simple regard, tout en tenant compte des événements de la nuit (elle a été accueillie – tout s’est bien passé). L’acceptation de la différence passe par la maîtrise de sa propre peur, de sa propre angoisse. En même temps, l’autre redonne confiance en soi, donc offre une autre image de soi-même. Garou-Garou va se redresser peu à peu (l’image qu’il a de lui-même se modifie) ; sa posture change : d’abord en position fœtale, il finit par se tenir bien droit sur la double page suivante. C’est une sorte de re-naissance car il est perçu différemment par autrui, en l’occurrence par la petite fille.
Onzième double page
Les arbres encadrent le texte. Garou-Garou n’a plus la même allure. Pourtant, les animaux de la forêt n’ont pas modifié leur jugement à son égard.
Douzième double page
Ce n’est qu’à la dernière double page que la présence de Noémie — intermédiaire entre eux et l’étranger, celui fait peur — va modifier leur regard.
Garou-Garou quitte sa caverne (voir plus loin quelle en est la symbolique), se dirige vers l’avenir sans faire marche arrière (« On raconte qu’il n’est pas revenu chez lui »), ayant réussi à maîtriser la peur du noir grâce à Noémie (« … et qu’il n’a plus jamais eu peur de la nuit »), car un intermédiaire est souvent nécessaire. L’intermédiaire : celui qui comprend, qui prend au sérieux les craintes et les angoisses et essaie de rassurer (on ne parvient pas souvent à s’en sortir tout seul).


En italien, Garou-Garou s'appelle Garù-Garù !
aux éditions Larus (1999)




Si quelqu'un peut me dire comme Garou-Garou s'appelle en coréen,
je serais ravie...




Symbolisme du loup et de la caverne


Le loup est un animal ambivalent sur le plan symbolique. Soit il est celui qui sème la terreur, la destruction ; soit il représente la force et le courage. Chez le jeune enfant, c’est le premier aspect qui l’emporte, sauf quand son image est inversée comme dans « Le loup qui avait peur de tout ».
La peur du loup renvoie à la fois à la peur du noir (abandon ; perte de tous repères) et à la peur d’être dévoré (comme par l’ogre ou l’ogresse).
Notons que l’enfant aime jouer avec sa propre peur, seulement s’il sait que tout est bien qui finit bien.

Dans toutes les régions où le loup fut un réel fléau (en période de famine, il s’attaquait non seulement au bétail mais aussi à l’homme), l’image du loup a longtemps renvoyé au danger, à l’inconnu, à la personnification du mal, à la peur d’être dévoré.
Beaucoup d’expressions de la langue française y font allusion, comme « La faim chasse le loup du bois » (dès le début du 14e siècle), « Tomber dans la gueule du loup » (15e siècle). Ce n’est qu’à la fin du 19e que l’expression affectueuse « mon loup, mon p’tit loup » est répertoriée, l’animal dangereux disparaissant peu à peu.
Mais le loup-danger reste présent dans les contes et les angoisses de l’enfant actuel qui voit rarement des loups (au zoo, à la télévision, dans les livres documentaires – ou images déformées dans les dessins animés et certains livres).
Dans les pays où le loup n’est pas présent, ce danger prend une autre forme qu’on retrouve dans les contes : tigre, lion, crocodile, dragon, jaguar, python ; animaux carnivores aux dents pointues.
Le loup est donc le dévorateur. C’est une image très ancienne : la gueule du loup (ou d’un autre animal, cf ci-dessus), la bouche d’ombre qui avale le soleil, la lumière, et laisse le monde dans l’obscurité… avant de rejeter le soleil le lendemain à l’aube, de permettre la délivrance, le retour à la lumière. C’est le passage jour-nuit, vie-mort.

Deux remarques personnelles : Pour Gilbert Durand, « il y a une convergence très nette entre la morsure des canidés et la crainte du temps destructeur ». À mon avis, la peur du loup chez l’enfant n’est pas liée à cette notion de temps, mais bien plutôt à l’abandon et la crainte irraisonnée d’être dévoré. Quant à l’analyse de Bruno Bettelheim de la symbolique sexuelle du loup — séducteur mâle du petit Chaperon rouge — , il me semble qu’il s’agit d’une vision adulte qui ne s’applique pas dans le cas présent. quand Perrault a écrit sa version du petit Chaperon rouge d’après le conte traditionnel existant, il y a mis lui aussi sa patte d’adulte, d’où le côté sexuel plus développé (il en est de même pour les conteurs adultes qui ont inventé cette histoire ou ces variantes). Dans le cas de la peur du loup chez l’enfant (qui n’a pas vécu d’expérience sexuelle traumatisante), cela renvoie à ce que j’ai déjà relevé plusieurs fois (abandon, peur d’être dévoré). D’ailleurs, le loup n’incarne pas forcément la sexualité. Par exemple, Calvo a représenté dans sa BD clandestine les nazis sous forme de loups sanguinaires, symboles du mal incarné.

La caverne est à la fois la gueule du loup (passage jour-nuit, vie-mort) et l’abri, l’archétype de la matrice maternelle, un lieu de repos avant la renaissance. C’est aussi un symbole d’ignorance (ignorance de soi et de l’autre) et un symbole d’identification qui permet à celui qui s’y trouve de devenir lui-même, d’atteindre la maturité, de « grandir ».
C’est dans cet abri-caverne que la nuit, tout est remis en question pour Garou-Garou, comme pour l’enfant, chaque soir dans sa chambre. Il se retrouve seul face dans l’obscurité où tout se modifie, où l’angoisse domine sans qu’on puisse se raisonner. Cette angoisse, l’enfant la nomme loup ou monstre. Le loup est la métaphore de cette peur qu’on tente de nommer. Pour évacuer cette peur et la dompter, il faut qu’elle ait une forme, qu’elle existe (comment va-t-on chasser le loup ou le monstre ?) afin de trouver la solution.
C’est donc la nuit que la caverne (la chambre) devient le lieu de tous les dangers. Dans le noir, on ne maîtrise plus rien… ou pas grand-chose. La plupart des adultes se sont déjà trouvés dans de telles situations.
On a l’impression que Garou-Garou n’aurait pas pu évoluer, « grandir », dans un lieu extérieur, en dehors de cette caverne (où peut se produire le processus d’intériorisation psychologique comme je l’ai noté précédemment).
C’est donc dans la chambre même où dort l’enfant qu’il faut proposer des solutions concrètes. Quand il va se retrouver seul, terrifié, tous les moyens seront bons. En tant que parents, ne négligez pas lampes de poche, veilleuse, clochettes, etc. Prenez ces peurs très au sérieux et surtout, parlez-en sans dramatiser, mais en aboutissant toujours à une décision positive : « on va tout essayer et on va y arriver » (on = ensemble). Il faut parfois tâtonner longtemps. Mais si l’angoisse perdure, il ne faut pas hésiter à demander conseil à des personnes spécialisées.

Plusieurs aventures de Garou-Garou, le loup qui avait peur de tout :



Le loup qui tremblait comme un fou
aux éditions Rouge et Or (1992) à gauche
et aux éditions Nathan (1996) à droite.
Dans cette histoire, Garou-Garou se raisonne, maîtrise certaines peurs, mais tremble encore plus vite que son ombre.

*******


Le loup qui sifflait trois fois
aux éditions Rouge et Or (1995) à gauche, (Le loup sifflera trois fois - titre original) avec des illustrations de Frédérick Mansot
et aux éditions Nathan (1997) à droite, avec des illustrations de Christophe Merlin.
Dans cette histoire, Garou-Garou progresse encore ; mais cette fois-ci, il a affaire à un véritable loup (amateur de petits cochons)...

*******

Pistes d’exploitation du livre


Un enseignant débutant m’a écrit l’an passé que l’étude du livre dénature la littérature. Je ne suis pas d’accord ; cela dépend de la méthode qu’on emploie. Bien sûr, certains livres ne sont ouverts que pour la lecture-plaisir. D’autres peuvent aboutir à des exploitations variées.
Mon grand « dada » est le suivant : rendre le livre, l’écrit « vivant ». J’ai d’ailleurs travaillé plusieurs années sur une thèse en Sciences de l’Éducation dont le thème était « Comment modifier le rapport au livre et à l’écrit par le biais du corps ».
Évidemment, suivant l’âge des lecteurs (ou futurs lecteurs), on ne procède pas de la même façon. Mais il faut avoir à l’esprit ce passage par le corps, le ressenti, les sensations corporelles, les émotions qui se manifestent également au niveau physique. La rencontre ou l’échange (courrier/courriel) avec un auteur entre tout à fait dans ce ressenti car l’auteur permet de donner vie au livre qu’il a écrit.

Les pistes sont très nombreuses. J’en ai suivi certaines lors de mes interventions en milieu scolaire. D’autres m’ont été rapportées par des enseignants ou des enfants.
En voici quelques exemples : (À COMPLÉTER)
• Théâtralisation (l’adulte raconte et fait participer tous les enfants – le texte des dialogues est répété par certains enfants)
• Conte avec grand décor visualisant les différents lieux (forêt, caverne avec lit). L’histoire est racontée en utilisant des marionnettes, lesquelles sont placées par moments sur le décor (par exemple, le loup dans le lit)
• Suites ou passages de l’histoire inventés, aboutissant éventuellement à la création d’un livre illustré.

• Création de textes à partir du titre :
« Le loup qui avait peur de tout » - exemple à venir. Puis découverte du livre.
• Création de textes à partir des illustrations uniquement, en donnant les noms des personnages (Garou-Garou et Noémie). Puis découverte du texte de l’auteur.

• Travail sur la peur : qu’est-ce qui fait peur ? Pourquoi les animaux de la forêt ont-ils peur du loup ? Et pourquoi Noémie n’a-t-elle pas peur de Garou-Garou ?
De quoi Garou-Garou pourrait-il avoir aussi peur ? (on peut ensuite découvrir les autres livres qui mettent en scène d’autres peurs).
Qu’est-ce qu’on peut faire quand on a peur ?

Vous avez la parole (ou la plume ?) :
Témoignages d'enseignants


Le loup qui n'avait jamais vu la mer
aux éditions Nathan, avec des illustrations de Christophe Merlin.
Collection couverture cartonnée à gauche (1996) et couverture souple à droite (2006).
Dans cette histoire, Garou-Garou a pris beaucoup d'assurance... mais il a peur de l'eau.

*******


Date de création : 31/03/2008 : 16:11
Dernière modification : 08/05/2009 : 19:09
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